Sinusite, nez bouché, rhume : les zones réflexes des sinus et du système respiratoire

Sinusite, nez bouché, rhume : les zones réflexes des sinus et du système respiratoire

En bref : en réflexologie plantaire, la zone des sinus se trouve sur les orteils, à la deuxième phalange des quatre petits orteils et sous l’ongle du gros orteil. On la travaille en chenille sur le dessous des orteils, avec les poumons sur le haut des métatarsiens, la trachée, les amygdales, les ganglions entre les orteils et les intercostaux. Une sinusite avec fièvre ou douleur intense du visage relève du médecin, et la séance attend.

Novembre. Une consultante arrive avec la voix dans le nez, un paquet de mouchoirs et une question : « Vous pouvez faire quelque chose pour mes sinus ? » Oui, quelque chose. Pas tout. Une sinusite n’est pas une zone réflexe, c’est une inflammation, parfois une infection, et je ne la soigne pas. Ce que je peux faire, c’est travailler le terrain respiratoire, le drainage lymphatique du cou et la détente, et vous montrer les deux gestes que vous refaites chez vous. Voici comment.

Que se passe-t-il dans un nez bouché ou une sinusite ?

Le nez n’est pas qu’un tuyau. Le module 1 de la formation Reflexalto décrit les fosses nasales comme « deux cavités riches en vaisseaux sanguins qui filtrent, humidifient et réchauffent l’air inspiré ». Autour d’elles, les sinus, des cavités creusées dans les os du visage, tapissées d’une muqueuse qui produit du mucus et l’évacue vers le nez par de petits orifices. Un virus, une allergie, une poussière irritante, et la muqueuse gonfle. Les orifices se ferment, le mucus stagne, la pression monte derrière les pommettes ou le front. C’est le nez bouché, puis la sinusite.

Notre support liste, parmi les troubles du système respiratoire, « sinusites, rhinites, trachéites, bronchites, allergies saisonnières, angines, toux sèche, perte d’odorat, asthme ». La réflexologie ne traite aucun d’eux. Elle soutient le système qui les traverse.

Quand consulter, et quand reporter la séance ?

  • Fièvre : la séance est reportée. Notre support de cours demande d’éviter de travailler « lors d’épisodes fiévreux intenses ou d’état infectieux aigus ». Le corps est occupé ; on ne le sollicite pas davantage.
  • Douleur intense du visage, œil gonflé ou rouge, maux de tête violents : médecin le jour même. Une sinusite compliquée n’attend pas.
  • Symptômes qui durent plus de dix jours, ou qui reviennent tous les mois : médecin, parfois ORL. La réflexologie vient en complément, une fois la cause connue.
  • Écoulement épais et coloré d’un seul côté, avec une douleur dentaire : c’est un motif médical, pas réflexologique.

Pour un rhume banal ou un nez bouché saisonnier sans fièvre, la séance est possible et souvent bienvenue. L’Assurance maladie décrit précisément les signes qui distinguent le rhume de la sinusite et ceux qui justifient une consultation. Lisez-les avant de prendre rendez-vous, avec moi ou avec votre médecin.

Où se trouvent les zones réflexes des sinus et du système respiratoire ?

Le principe de la cartographie tient en une ligne : les orteils sont la tête. Tout ce qui se passe au-dessus des épaules, nez, sinus, gorge, se projette donc sur les orteils et à leur base. Le thorax, lui, occupe les coussinets. Voici les six zones que nous apprenons au niveau 1, avec leur localisation telle que la donne notre support de cours.

Zone réflexeLocalisation (support de cours)GesteCe qu’elle soutient
SinusDessus de la 2e phalange des orteils, et 1re et 2e phalange du gros orteil, sous l’ongleChenille en reptation sur le dessous des orteilsDrainage des cavités du visage
PoumonsSous le pied, sur la partie haute des métatarsiensReptation du pouce de haut en bas, puis piqué « pattes de chat »Échanges gazeux, ampleur respiratoire
TrachéeBord interne et latéral du 2e métatarsien, dessus et dessous du piedReptation horizontale, index dessus, pouce dessous, temps d’appui sur l’amygdaleVoies aériennes hautes
AmygdalesÀ la base du gros orteil, sur le côté médialAppui piqué avec l’indexPremier filtre immunitaire de la gorge
Ganglions lymphatiques supérieursÀ la base des orteils, dans les espaces interdigitauxPression appuyée index-pouce sur chaque espaceDrainage du cou et de la tête
Muscles intercostauxEntre les métatarsiens, dessus et dessous du piedChenille avec l’indexMobilité de la cage thoracique

Deux zones manquent volontairement à ce tableau : la ligne du diaphragme et le plexus solaire. Elles font partie du protocole respiratoire, mais elles méritent un article à elles seules, que vous trouverez sous le titre blocage du diaphragme : symptômes, causes et solutions naturelles. Ici, je m’en tiens aux voies respiratoires hautes.

Pourquoi travailler aussi la lymphe et les glandes ?

Parce qu’une sinusite ou un rhume ne sont pas qu’une affaire de nez. Notre support de cours le formule ainsi : « on stimulera les zones réflexes associées au système respiratoire ainsi que celles du système lymphatique et endocrinien, afin de soutenir le métabolisme immunitaire. Ces affections impliquent souvent infection et inflammation, d’où l’importance de cette approche complémentaire ». Les ganglions du cou, que vous sentez gonflés sous la mâchoire quand vous êtes enrhumé, sont le premier filtre. Les amygdales, que le support décrit comme des « ganglions lymphatiques situés de part et d’autre de la gorge », en sont un autre.

C’est pourquoi, sur un nez bouché, je passe autant de temps entre les orteils, sur les espaces interdigitaux, que sur les orteils eux-mêmes. Et j’ajoute un temps sur les surrénales, ces glandes qui participent à la réponse inflammatoire, à la butée de la tête du premier métatarsien. Le rôle des ganglions et du drainage est expliqué dans notre article sur le système lymphatique.

Le protocole respiratoire du module 1, étape par étape

Voici le déroulé que nous enseignons au niveau 1, tel que je l’applique sur une personne enrhumée, sans fièvre, qui veut respirer mieux. Une quarantaine de minutes, les deux pieds, et beaucoup de temps sur les orteils.

  1. Détente. Protocole de détente en sept manipulations, avec une attention aux orteils : rotation et traction douce de chacun. Un orteil raide est un sinus qu’on ne pourra pas travailler.
  2. Phase préparatoire. Colonne vertébrale en reptation le long du bord interne, puis ligne du diaphragme et plexus solaire, pour ouvrir la respiration avant de toucher les voies hautes.
  3. Poumons. Reptation du pouce sur le haut des métatarsiens, du haut du pied vers le bas, puis des orteils vers la ligne du diaphragme. Je termine par un piqué léger et rapide, ce que le support appelle les « pattes de chat ».
  4. Sinus. Chenille en reptation sur le dessous de chaque orteil, de la base vers la pointe, puis pince pouce-index sur la deuxième phalange. Je passe deux fois sur chaque orteil, trois fois sur le gros orteil.
  5. Trachée et amygdale. Pied maintenu en flexion, appui sous les coussinets ; reptation horizontale avec l’index sur le dessus et le pouce sur le dessous, depuis le côté interne du gros orteil en descendant le long de la zone. Un temps d’appui sur le point de l’amygdale, à la base du gros orteil.
  6. Ganglions supérieurs. Pression appuyée index-pouce dans chaque espace interdigital, puis lissage avec les index depuis les ganglions du cou vers le bas de la zone.
  7. Muscles intercostaux. Chenille de l’index entre tous les métatarsiens, du haut du pied vers le bas sur le dessus, de la ligne de la taille vers les orteils sur le dessous.
  8. Nerf vague et intégration. Pression appuyée au centre de la phalange distale du cinquième orteil, puis manipulation bipodale avec effleurages lents.

Sur un rhume, la personne se mouche souvent pendant la séance. Je pose la boîte de mouchoirs à portée de main avant de commencer. Ce n’est pas une anecdote : le drainage se manifeste tout de suite, et il faut le laisser faire.

Ce que vous pouvez faire vous-même, sur vos orteils ou sur vos mains

  • Sur les orteils : assis, le pied posé sur le genou opposé, pincez la pulpe et la deuxième phalange de chaque orteil entre le pouce et l’index, en faisant rouler doucement. Trente secondes par orteil, deux fois par jour pendant le rhume.
  • Sur les mains : la même zone des sinus se trouve sur la pulpe et la deuxième phalange des doigts. Pincez chaque doigt de la même façon, au bureau, dans le métro, sans que personne ne le remarque. Le protocole palmaire complet est décrit dans notre article sur l’auto-massage des mains.
  • Entre les orteils : glissez le pouce dans chaque espace interdigital, à la base, et appuyez trois secondes. C’est la zone des ganglions.
  • Respirez par le nez dès qu’il se dégage un peu, même partiellement. Un nez qu’on n’utilise plus reste bouché plus longtemps.

Élodie, 41 ans, ancienne assistante commerciale à Rennes : « Trois sinusites par hiver, antibiotiques à chaque fois. Mon médecin m’a dit qu’il n’avait rien contre la réflexologie en plus du reste. Nawal m’a montré la zone des sinus sur mes orteils et sur mes doigts, et je la travaille dès que ça commence à gratter. Cet hiver, une seule sinusite, et je ne sais pas si c’est ça, le climat ou la chance. Je continue les orteils. »

Témoignage d’une consultante reçue en cabinet

Rhume, allergie, sinusite chronique : trois rythmes différents

SituationSéance possible ?Rythme conseilléZones privilégiées
Rhume sans fièvreOuiUne séance au début, une autre trois à quatre jours plus tardSinus, ganglions, amygdales, poumons
Rhume ou sinusite avec fièvreNon, reportéeAprès la fin de la fièvre, avec accord du médecin si antibiotiquesSéance globale douce, puis respiratoire
Rhinite allergique saisonnièreOuiUne séance par semaine les trois semaines qui précèdent la saison, puis tous les quinze joursSinus, poumons, surrénales, lymphe
Sinusite chronique suivie par un ORLOui, en complémentUne séance par mois, hors pousséesProtocole respiratoire complet, drainage lymphatique du cou

Le mal de tête qui accompagne parfois une sinusite a sa propre approche, que nous décrivons dans notre article sur les points de réflexologie en cas de migraine. Les deux protocoles se combinent bien, à condition de ne pas dépasser une heure de séance.

Ce que la réflexologie ne fait pas pour les sinus, et comment on l’apprend

Elle ne remplace ni le lavage de nez, ni le traitement d’une infection, ni l’avis d’un ORL sur une sinusite qui récidive. Elle ne débouche pas un nez comme un décongestionnant. Elle détend, draine, et soutient un système respiratoire qui a besoin de faire son travail. La plupart des consultants respirent un peu mieux en se relevant de la table, et le sentent surtout la nuit suivante. C’est ce que je promets, et rien de plus.

Le système respiratoire est le premier grand système étudié au niveau 1 de la formation certifiante Reflexalto, juste après les touchers réflexes et la lecture des pieds. Trois jours, dans l’un de nos douze centres, à la suite du stage Premiers Pas de deux jours. Le cursus complet, quatre niveaux, 100 heures de mise en situation professionnelle, examen et certification, revient à 3 620 €, supports inclus.

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