Vessie, reins, infections urinaires à répétition : le soutien réflexologique et ses limites

Vessie, reins, infections urinaires à répétition : le soutien réflexologique et ses limites

En bref : en réflexologie plantaire, les reins se projettent au centre de la voûte plantaire, la vessie sur la face interne du pied, dans le creux de la voûte à hauteur des lombaires, et l’uretère les relie le long du tendon. Le protocole du niveau 3 travaille les reins en chenille, l’uretère vers les reins, la vessie en quadrillage, puis les surrénales. Une infection urinaire se soigne d’abord chez le médecin ; la réflexologie accompagne le terrain entre deux épisodes.

Une femme sur deux connaît une cystite au moins une fois dans sa vie, et certaines les enchaînent. Ce sont elles qui poussent ma porte, en général après le troisième épisode de l’année, fatiguées des antibiotiques et de l’angoisse du prochain. Je leur dis toujours la même chose : l’infection, c’est le médecin. Le terrain, entre deux, on peut y travailler ensemble. Voici où sont les zones, ce que dit notre support de cours, et ce que la réflexologie fait et ne fait pas.

Où se trouvent les reins, la vessie et l’uretère sur le pied ?

Au cœur du pied, sur les deux pieds. Les reins occupent le centre de la voûte plantaire, à peu près à la hauteur de la ligne de la taille. La vessie se trouve sur la face interne du pied, dans le creux de la voûte, au niveau de la zone des lombaires, là où la peau devient plus fine et souvent plus molle. Entre les deux, l’uretère suit le tendon depuis la vessie jusqu’au rein. Le module 3 de la formation Reflexalto ajoute les surrénales, « en profondeur, à la butée de la tête du 1er métatarsien et du tarse ». Voici le tableau tel que nous l’apprenons.

ZoneLocalisation (support de cours module 3)Geste du protocole
ReinsAu centre de la voûte plantaireChenille du pouce, « filtration et relâchement »
UretèreDepuis la vessie, le long du tendon vers le reinGlissé ou chenille du pouce en direction des reins
VessieFace médiale du pied, creux de la voûte plantaire, niveau des lombairesQuadrillage en chenille du pouce ou de l’index
SurrénalesEn profondeur, à la butée de la tête du 1er métatarsien et du tarsePression pouce-index, dessus et dessous du pied
Prostate ou utérusFace médiale, centre de la diagonale talon-malléoleChenille piquée du pouce, puis zone du petit bassin
Système lymphatique inférieurTalon et zones sous les malléoles, en remontant vers la jambeReptation et glissés du pouce vers la jambe

Infection urinaire : pourquoi le médecin passe avant la réflexologie

Parce qu’une cystite est une infection bactérienne, et qu’une infection se traite avec un traitement, pas avec un pouce sur la voûte plantaire. Brûlures en urinant, envies pressantes, urines troubles : c’est le médecin traitant, ou une pharmacie pour un test urinaire, dans la journée. Et certains signes sont une urgence : fièvre, frissons, douleur dans le bas du dos d’un côté, nausées. Ils peuvent signaler que l’infection est montée vers le rein. On appelle, on ne masse pas. Les repères de l’Assurance maladie sont clairs sur ce point.

Notre support de cours va dans le même sens : la séance est reportée « lors d’épisodes fiévreux intenses ou d’état infectieux aigus ». Pendant une cystite, je ne reçois pas. Je propose un rendez-vous une semaine après la fin du traitement, quand la personne va bien. C’est là que le travail commence.

Et quand les épisodes se répètent, plus de trois ou quatre par an, le médecin traitant oriente en général vers un urologue ou un gynécologue pour chercher une cause : anatomie, ménopause, calcul, diabète. Ce bilan passe avant tout ce que je peux proposer. Je demande à mes consultantes s’il a été fait ; si la réponse est non, je les renvoie le faire, et je les revois après. Ce n’est pas de la prudence excessive, c’est le cadre de notre métier.

Ce que la réflexologie peut apporter entre deux épisodes

Elle travaille le terrain, pas l’infection. Le module 3 décrit le système urinaire comme celui qui « filtre le sang, élimine les déchets métaboliques, régule la quantité d’eau dans le corps et maintient l’équilibre des sels minéraux ». Il ajoute une phrase que je fais lire à chaque consultante : « le stress prolongé peut perturber la fonction urinaire, les cycles menstruels, la fertilité, la libido ou favoriser des tensions dans la région pelvienne ». La miction elle-même est « un mécanisme finement régulé, impliquant à la fois le système nerveux autonome et la volonté consciente ».

Autrement dit, une vessie crispée par le stress, un plancher pelvien tendu, une personne qui se retient toute la journée parce qu’elle n’a pas le temps : voilà un terrain sur lequel la détente profonde d’une séance agit. Notre support précise que « la stimulation des zones réflexes du système uro-génital aide à relancer la circulation des liquides, à soutenir les fonctions d’élimination et à accompagner l’organisme dans ses processus d’autorégulation ». Accompagner, soutenir : les verbes sont choisis. Ce principe d’autorégulation est décrit dans notre article sur l’homéostasie.

Ce que je constate en cabinet, sans en faire une règle : la zone de la vessie, chez ces consultantes, est presque toujours molle, creuse, comme vidée, alors que celle des surrénales est dure. Le pied raconte une personne qui se retient et qui s’inquiète. Deux ou trois séances plus tard, la zone de la vessie reprend du tonus sous le pouce. Est-ce la réflexologie, l’eau qu’elle boit enfin, ou le simple fait d’avoir été écoutée ? Je ne sais pas, et je ne prétends pas le savoir.

Le protocole uro-génital, étape par étape

Le module 3 organise le protocole en deux temps : « support des reins et drainage urinaire », puis « soutien des organes génitaux ». Pour une personne sujette aux infections urinaires, je m’attarde sur le premier, et j’ajoute le système lymphatique inférieur. Voici la séquence que nous pratiquons en binôme.

  1. Protocole de détente du pied. Les sept manipulations, puis colonne vertébrale, diaphragme et plexus solaire, pour engager le parasympathique.
  2. Reins. Chenille du pouce au centre de la voûte plantaire, en plusieurs passages, sur les deux pieds. Le support parle de « filtration et relâchement ».
  3. Uretère. Glissé ou chenille du pouce, de la vessie vers le rein. Le module précise : « en direction des reins, sens énergétique ». On remonte, on ne descend pas.
  4. Vessie. Quadrillage de la zone en chenille, avec le pouce ou l’index, sur la face interne du pied. Le support cible « vidange et décongestion pelvienne ».
  5. Surrénales. Pression profonde entre pouce et index, dessus et dessous du pied, à la butée du premier métatarsien. Ces glandes réagissent au stress, et le stress est souvent au rendez-vous chez les personnes qui redoutent la prochaine cystite.
  6. Petit bassin et lymphatique inférieur. Chenille sur la face interne du calcanéum, puis reptations et glissés du pouce sous le talon, sous les malléoles et vers la jambe. Le module 2 range « les infections à répétition » parmi les signes d’un drainage lymphatique qui se fait mal.

Surrénales et système lymphatique : les deux zones que l’on oublie

Les surrénales, posées sur les reins, fabriquent le cortisol et l’adrénaline. Notre module 3 explique qu’un stress chronique « engendre une sécrétion accrue du cortisol entraînant des déséquilibres au niveau du sommeil, de la digestion, de la respiration ou encore de la fonction reproductive ». Chez une personne épuisée par des épisodes urinaires à répétition, la zone des surrénales est presque toujours sensible. J’en parle en détail dans l’article sur les glandes surrénales et le cortisol.

Le système lymphatique, lui, porte les cellules immunitaires. Quand il stagne, le module 2 cite « les infections récurrentes, signe d’un drainage qui se fait mal et affaiblit les défenses ». Le lymphatique inférieur se travaille autour du talon et des malléoles, en remontant vers la jambe, et se termine par un glissé des deux pouces le long du tendon d’Achille, les deux pieds en même temps. Le fonctionnement de ce réseau est expliqué dans notre article sur le système lymphatique et le drainage.

Sandrine, 44 ans, ancienne préparatrice en pharmacie à Toulouse : « Je délivrais des antibiotiques pour cystite toute la journée, et j’en prenais moi-même trois fois par an. Au niveau 3, quand ma binôme a travaillé ma zone de la vessie, j’ai réalisé à quel point je me retenais au comptoir. Je ne dirai pas que la réflexologie a réglé le problème, mon médecin a fait un bilan complet. Mais je bois, je vais aux toilettes, et je me détends. C’est déjà beaucoup. »

Témoignage d’une stagiaire Reflexalto

Que ressent-on après une séance, et combien en prévoir ?

Le plus souvent : une envie d’uriner dans l’heure, parfois une fréquence urinaire augmentée pendant 24 heures. Notre module 2 le cite parmi les effets possibles après séance, avec la transpiration et la fatigue passagère. C’est le signe que les reins travaillent. Je conseille de boire un grand verre d’eau en sortant. Le détail figure dans les effets après une séance de réflexologie.

Pour un terrain fragile, je propose quatre à six séances espacées de deux semaines, hors épisode infectieux, puis une séance par mois ou par saison. Chaque séance dure 45 minutes à une heure et se facture 50 à 70 € en France, 60 à 90 € à Paris et sur la Côte d’Azur. Et je demande à chaque consultante de tenir le compte des épisodes sur six mois : c’est le seul chiffre qui compte, et c’est le sien.

Quatre gestes de terrain entre deux séances

  • Boire un litre et demi d’eau par jour, réparti, et uriner dès que l’envie vient. Se retenir est la première chose que je fais changer.
  • Sur la main, le rein se projette au centre de la paume et la vessie à la base du pouce, côté paume. Une minute de pression lente le soir, main droite puis gauche.
  • Respirer trois minutes les mains sur le bas-ventre, pour relâcher le plancher pelvien, que la peur de la prochaine infection crispe en permanence.
  • Suivre les conseils d’hygiène du médecin, sans exception. La réflexologie s’ajoute à eux, elle ne les remplace pas.

Ce que vous apprenez du système urinaire en formation Reflexalto

Le système uro-génital est enseigné au niveau 3, entre le système nerveux et le système endocrinien. Le matin, anatomie : reins, uretères, vessie, urètre, puis organes génitaux féminins et masculins. L’après-midi, localisation sur votre propre pied, puis le protocole en binôme, le formateur vérifiant le sens de passage sur l’uretère et la profondeur sur les surrénales. C’est cette pédagogie du geste corrigé, en groupes de 10 dans 12 villes, qui fait notre école de réflexologie.

Le stage Premiers Pas, deux jours à 320 €, pose le protocole de détente et les contre-indications. Le cursus complet, quatre niveaux et 100 heures de mise en situation professionnelle, revient à 3 620 €, supports et certification inclus, hors CPF, en plusieurs fois si besoin.

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